Gauvain Sers

En concert
Genre
Chanson française

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Résumé du spectacle

Il n’y avait plus rien. Le genre avait disparu.

Cette chanson française si particulière que l’on aimait tant, à la fois tendre et engagée, semblait s’être éteinte.

L’héritier de Georges BrassensJean Ferrat et Renaud, pourtant lui toujours vivant, était introuvable. Quand soudain (roulement de tambours ou “tatatinnn” comme dirait ce même Renaud) déboule Gauvain Sers.

En écoutant “Pourvu”, qui ouvre son premier album, on peut successivement esquisser un sourire, serrer les poings, sentir ses yeux humides et surtout avoir envie de chanter à tue-tête une mélodie qui s’inscrit déjà très haut dans le répertoire de nos grandes chansons Populaires.


Biographie

Le responsable de cette  belle prouesse qui nous fait du bien en ces temps troublés est  âgé de  27 ans.

Un parcours surprenant qui démarre… « Dans la bagnole de son père” (le titre de la deuxième chanson de l’album).  Dès lors que celui-ci arpente les routes de la Creuse où la famille réside,  passe dans l’autoradio des cassettes de Brassens, Ferrat, Gainsbourg, Souchon et bien entendu Renaud, mais aussi Dylan, Simon & Garfunkel, Neil Young

Le souvenir restera indélébile et la chanson française son crédo malgré les sarcasmes de ses potes de lycée un peu interloqués de le voir dingue de Jacques Brel quand ils ne jurent que par le hip-hop. Même s’il écrit alors des poèmes, Gauvain est encore loin de s’imaginer auteur-compositeur-interprète surtout  en étant au milieu  d’une famille de matheux (son père est prof de maths et ses deux frères ingénieurs). La voie des études semble toute tracée, et au sortir du lycée, l’adolescent prend la direction de Paris pour suivre deux années de  Prépa Scientifique puis c’est une école d’ingénieur en mathématiques appliquées à Toulouse. Sauf que lors de sa première année dans la ville rose, le virus de la chanson tombe sur le jeune homme qui  se met à  écrire frénétiquement. En parallèle, il apprend la guitare, non pas pour jouer les chansons des autres,  mais pour  plaquer des mélodies sur  ses textes.  C’est à cette époque, en 2009, que sa meilleure amie devenue plus tard sa compagne (“Pourvu” bien entendu et le délicieux “Quand elle appelle sa mère”) l’inscrit à une scène ouverte dans une salle de Toulouse, le Bijou. Se produire face à un public est une révélation pour Gauvain qui enchaîne alors les tremplins. L’idée qu’il pourrait en faire son métier commence à trotter dans sa tête.

Un stage de six mois à Montréal dans le cadre d’un échange avec son école d’ingénieur lui donne l’occasion de suivre des cours d’arrangements, histoire de peaufiner sa technique. De retour  dans la Creuse, son diplôme en poche,  plutôt que se mettre à chercher du travail, il  repart à Paris à l’automne 2013  et il intègre La Manufacture Chanson, une école artistique où il  suit  un cursus d’une année scolaire comme auteur-compositeur-interprète. Une étape qui lui permet de jouer dans le circuit des petites scènes chansons de la capitale comme le Limonaire ou le Connétable qui lui inspirera le morceau “Comme Chez Leprest”.

Au sortir de l’école  après un bref passage dans la vie active comme informaticien,  Gauvain  qui  utilise  toutes ses RTT  pour  faire des concerts, décide de franchir le pas et devient artiste à plein temps.